vendredi 17 novembre 2006
Le Dogme

jeudi 16 novembre 2006
C'est lors de son exil volontaire en Sibérie que Jean a produit un série de textes admirables. Ces "opercules" aussi sombres que novateurs sont tous accompagnés d'une création picturale du maître.
En effet, c'est sous l'influence de sa muse d'alors, Nastasia Dimitria Roubenskiva Grotchenko, célèbre chef de file du trop méconnu mouvement des antiécoréalistes russes des années 60, que Jean s'est pour la première fois essayé (avec brio) à l'art de l'image.
François-Yves Rongier, neveu du célèbre praticien, nous fait l'honneur de partager avec nous cet "Opercule 2", l'huile sur carton qui accompagne le texte précédemment édité.
François-Yves possède aussi le manuscrit.
Il le mettra à disposition de la Fondation très prochainement.
"Opercules 2" - 1966
Opercules
La Lumière.
Je les ai aimées.
Aimées.
La Lumière,
Je les ai bues, bues,
et encore.
Parce que.
Bues,
trop ?
La Lumière.
Je les ai fumées ;
volutes,
et encore bues.
Opercules.
L'abysse.
Jean Sarazin, Vladivostok, 1966.
